les deux dernières journées : derniers achats, préparation des bagages

Les deux dernières journées de ce séjour, qui a permis de retrouver des amis chers à mon coeur, à commencer par Salif, sont nettement plus calmes que celles du reste du séjour.

Ce sont les journées pendant lesquelles on s’assure de ne rien oublier, pendant lesquelles on procède aux derniers achats.

Les journées pendant lesquelles … on profite de chaque instant de ce séjour, des odeurs, des rencontres que l’on a pu faire. Pendant lesquelles on emmagasine un maximum d’images et de souvenirs.

Ce sont aussi les journées pendant lesquelles on se sent partagé, entre la tristesse de devoir rentrer en France et quitter ce pays si attachant, et l’impatience de rentrer pour pouvoir travailler afin de pouvoir concrétiser les nombreux projets pour lesquels les villageois de Kinsi nous ont sollicité.

J’ai donc consacré une partie de la mâtinée, avec Salif, à procéder à quelques achats complémentaires. Nous sommes ensuite allés manger chez un de ses amis, un burkinabé vivant en France, où il a fondé une famille, et qui vient d’arriver à Ouagadougou pour un court séjour afin de faire découvrir son pays à sa femme, une enseignante française, et sa fille.

Salif et moi sommes rentrés ensuite au logement, où nous avons réglé ensemble quelques détails « techniques » : je lui ai versé son indemnité, pour tout le travail d’accompagnement qu’il a fait pendant cette mission, et je lui ai fait signé un « contrat » officialisant son rôle de délégué de l’association, rôle qu’il assume en réalité depuis déjà 5 ans.

J’ai ensuite pu commencer la laborieuse préparation des bagages, avec l’appréhension d’avoir trop de poids, étant limité à deux bagages de 23 kg chacun en soute et un bagage cabine de 12 kg.

Sachant que dans le pire des cas je pourrais toujours laisser des affaires à Salif pour qu’il nous les envoie par colis ensuite.

Mais visiblement cela devrait aller. De toute façon j’ai encore toute la journée de demain pour régler cela, puisqu’il faut que j’arrive à l’aéroport vers 21h (le décollage étant prévu à 23h45).

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Dernière visite au village

Aujourd’hui, à quelques jours de la fin de mon séjour, il est déjà temps d’aller saluer une dernière fois les villageois.

Comme c’est jour de marché à Dapélogo, un certain nombre de villageois ne sont pas présents à notre arrivée. pour les attendre, Salif me suggère donc d’aller saluer, comme la dernière fois, le « vieux » du village, qui ne peut se déplacer que difficilement.

J’ai ainsi pris le temps de lui expliquer ce que j’ai apporté aujourd’hui, ce que j’ai fait dans la semaine et comment vont se mettre en place, à terme, les projets discutés avec les villageois. J’ai ainsi eu droit à une première série de longs remerciements.

Puis j’ai rejoins les villageois. Pour ne pas arriver les mains vides, j’ai apporté avec moi le ballon de foot, demandé par les jeunes, et j’ai payé au maçon la réparation de la fuite du bâtiment du moulin à mil, afin qu’il refasse le crépi au goudron à cet endroit. Le maçon a ajouté qu’il en profiterait pour trouver une solution pour fixer l’échappement du moteur du moulin, car ses vibrations impactent le mur à l’emplacement où il passe, et c’est d’ailleurs peut-être l’une des causes de la fuite.

S’ensuivent de longues discussions, sur toute sorte de sujets, entrecoupées à chaque fois par des remerciements et des applaudissements lorsque j’expose les projets sur lesquels nous allons progressivement travailler.
Difficile de rendre compte de tous les sujets abordés : cela allait des souvenirs de mes précédents voyages, aux projets aboutis ou en cours, en passant par des sujets plus généraux comme l’impact du réchauffement climatique sur les cultures, et les travaux en cours de chercheurs et d’agriculteurs pour optimiser la gestion de l’eau pour l’irrigation des cultures.

Nous avons ensuite été conviés au traditionnel repas, qui cette fois s’est largement prolongé, car les discussions se sont poursuivies autour de la table.

Nous avons ensuite rejoint les autres villageois, non sans avoir pris 5 minutes pour jouer avec tous les enfants, alors revenus de l’école. Et j’ai pu aussi échanger quelques mots avec les jeunes à qui j’ai confié le ballon.

Puis, ce fut au tour des femmes de me faire part de leurs remerciements, l’argent issu de la vente du karité que j’ai déposé va leur être très utile.

Enfin, et alors que je m’apprêtais à commencer à saluer tout tout le monde avant de partir, Samuel, le représentant des maraîchers, m’a demandé si je voulais voir les parcelles qu’il cultive non loin du barrage.

Et c’est effectivement impressionnant : un immense terrain, en grande partie planté d’oignons, mais aussi de tomates, aubergines, …

En réalité cet immense champ est partagé entre 16 maraîchers, et l’irrigation est possible grâce à deux motopompes, qui distribuent l’eau grâce à des petits canaux, des diguettes, aménagés à même la terre et divisant la parcelle en petites « planches » de quelques m².

Cette visite avait, au final, un double but : faire état d’un manque de tuyaux pour l’irrigation, qui contraint les cultivateurs à n’arroser leur propre parcelle que tous les trois ou quatre jours, afin que chacun puisse bénéficier d’une irrigation équitable ; mais aussi pointer du doigt un autre problème, de fond celui-ci : le manque d’eau pendant la saison sèche, qui n’est pas sans conséquence pour les cultures, voire pour la nutrition des villageois pendant cette période critique.

Cette question de l’accès à l’eau, que ce soit pour l’irrigation ou la consommation, doit donc rester au coeur de nos actions. Un premier pas a été franchi, avec le projet de goutte à goutte, qui permettra d’optimiser à terme la gestion de l’eau au coeur du village, mais pas dans les parcelles lointaines. Mais d’autres pistes sont également à envisager, avec l’aide de l’agronome par exemple : choix de semences et de cultures moins gourmandes en eau, paillage du sol, changement des horaires d’arrosage pour limiter l’évaporation, …. ou encore l’amélioration des conditions de conservation des récoltes, et pourquoi pas la transformation en conserves des surplus, en prévision des périodes de soudure, qui sont autant de pistes proposées par le CEAS.

Puis, après avoir échangé avec les femmes présentes dans les champs, et nous être baladé dans les parcelles, nous avons définitivement pris congé de nos hôtes. Samuel a cependant tenu à me faire un dernier cadeau : quatre énormes aubergines blanches.

Ce n’est pas sans tristesse que je quitte ainsi mes amis, car je ne sais pas si, ni quand je pourrais revenir.

Je n’ai plus qu’une hâte : me mettre au travail une fois de retour en France, pour trouver le financement des projets que nous allons essayer de porter !

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Mardi, le jour des affaires !

Désolé pour le décalage dans les publications, nous avons subi une longue coupure de courant hier soir qui ne m’a pas permis de mettre à jour le blog.

La mâtinée de mardi a été consacrée aux achats d’artisanat avec Salif. Il s’est donc déplacé au logement avec un échantillonnage de ce que j’avais repéré, et ce que je lui avais montré dans son village artisanal.

En procédant ainsi cela permet de gagner du temps, et évite de devoir acheter et négocier auprès de chaque boutiquier, tout en expliquant à chaque fois pourquoi je n’achète pas dans certains boutiques.

Et de fait, nous pouvons tout étaler et prendre le temps de réfléchir, calculer progressivement les achats en fonction du budget et revoir les choix faits si nécessaire.

C’est souvent frustrant, car on voudrait tout acheter ! mais le budget, tout comme le poids des bagages, amène nécessairement à faire des choix … et ce n’est pas simple parfois !

Mais bon Salif sait désormais ce qui nous intéresse, et nous pourrons lui passer commande plus tard dans l’année en cas de besoin.

Après cela nous sommes allés manger dans un maquis situé non loin de son village artisanal. Là, salif m’a expliqué en détail tous les projets de développement du quartier que son association d’artisans mène, et souhaite développer dans les mois qui viennent.

Pour commencer, ils entretiennent et nettoient régulièrement le canal qui longe leurs boutiques, ce qui participe à l’évacuation des eaux et à la salubrité du quartier en période de pluies.

Puis, ils prévoient de faire décorer les bords du canal par un artiste peintre qu’ils connaissent. Et organiser une « fête artisanale » au sein du quartier, pour l’animer et se faire connaître. Ils ont également pour projet d’installer des poubelles, et de faire daller le sol de l’allée, pour faciliter les déplacements.

Ils sont allés également rencontrer le maire de l’arrondissement, pour leur détailler tous ces projets, avec l’espoir d’obtenir son autorisation pour installer un panneau indiquant l’existence du village artisanal, qui se trouve bien caché en retrait de la route, derrière des restaurants.

Salif, on le voit, ne ménage donc pas ses efforts … au service des autres ! Investi auprès des enfants de son quartier, il est donc très investi également auprès de ses collègues artisans, des deux associations qui travaillent à Kinsi, mais aussi auprès de son village natal … et désormais de sa propre famille !

C’est à se demander s’il dort, mange, ou s’il trouve du temps pour lui … car il a un projet d’élevage de poulets, sa nouvelle maison en cours de construction, sa boutique à Nazinga, et bien d’autres projets en cours et à venir.

Nous sommes ensuite rentrés au logement pour faire le point et préparer la journée de demain au village.

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Rencontre avec le responsable du pôle « agro-écologie » du CEAS

Salif m’a organisé un rendez-vous avec l’agronome qui a remplacé celui avec qui j’ai travaillé il y a 7 ans, afin que je puisse discuter avec lui du programme de formation autour de l’élevage avicole que les villageois souhaitent pouvoir suivre, et que l’association prévoit de prendre en charge.

Aménagement d’un poulailler adapté, préparation des aliments, soins vétérinaires, reproduction, suivi sanitaire, … cette formation très complète a pour objectif d’optimiser la gestion d’un parc avicole de façon plus contrôlée que l’élevage traditionnellement pratiqué (volailles en quasi complète liberté). Cela favorisera un meilleur apport en protéines, avec les oeufs et la chair, mais aussi un capital financier potentiel par la vente en cas de besoin.

Les villageois qui suivront cette formation recevront en cadeau les tôles nécessaire à la construction de leur poulailler, ainsi qu’un lot de poules et coq pour lancer leur élevage.

Une fois de plus, la discussion s’est révélée riche, et très constructive. Depuis que je travaille avec le CEAS, le village bénéficie d’un suivi et d’un accompagnement régulier par un agronome, qui se déplace au village et donne des conseils le cas échéant.

Nous avons ainsi également discuté du dernier projet mis en oeuvre par l’autre association agissant au village, Charleval-Andelle-Massili. Il s’agit d’un système d’irrigation par goutte à goutte, alimenté par un système de récupération d’eau issu des bâtiments en voûte nubienne installés dans le village.

Nous avons ensuite évoqué d’autres sujets, comme notamment la question de la conservation des récoltes, et l’impact des « ravageurs » (rongeurs, insectes, pourriture, …) sur les stocks engrangés après les récoltes.

Et étonnamment, l’agronome m’a laissé entendre que les villageois ne faisaient pas nécessairement attention à ces questions, et ne seraient peut-être même pas en mesure de dire quelle quantité de grains ils ont récolté … données qui pourtant peuvent influer grandement sur leur capacité à se nourrir pendant la période dite « de soudure », entre deux récoltes.

Lors de son prochain déplacement au village l’agronome va donc essayer de questionner les habitants, étudier également les modes de stockage et ainsi évaluer si une intervention dans ce cadre est nécessaire, et nous tiendra au courant.

Les discussions autour de ce sujet nous ont amené à discuter de projets portés par le CEAS dans plusieurs villages : la gestion réfléchie des stocks de céréales par une forme de « coopérative » au sein d’une banque de céréales, outil qui permet de lutter contre la montée des prix des grains en période difficile, en fonctionnant suivant à peu près le même principe qu’un « prêteur sur gage » :

on place un sac de grains à la banque quand le prix des grains est au plus bas, en septembre octobre, alors même que c’est la période à laquelle on a besoin d’argent, par exemple pour les frais de scolarité ; en retour on reçoit les liquidités correspondantes.

Et quand le prix du grain augmente, en période de soudure, on peut revendre tout ou partie du grain déposé à la banque au prix du marché, rembourser ainsi à la banque l’argent qui avait été prêté, et verser une commission définie au départ par la coopérative, tout en conservant les bénéfices ; ou bien simplement racheter, au prix fixé lors du dépôt, le grain mis en dépôt pour pouvoir le consommer sans pâtir de la hausse des prix.

Le process, simple mais efficace, permet de lutter contre la spéculation, responsable de la hausse des prix du grain en cas de mauvaises récoltes ou en période de soudure, tout en garantissant un suivi et une bonne conservation des grains dans des conditions optimales (bâtiments de stockage adapté, nettoyé régulièrement, et suivi des stocks par un personnel formé).

Il n’est bien sûr pas question pour le moment de se lancer dans un tel projet, qui nécessite l’adhésion d’un grand nombre de participants, un gestion rigoureuse et un investissement de départ conséquent, tant matériellement que financièrement, mais il est bon de savoir que ce système existe, que le CEAS peut aider à l’encadrement et la gestion, et fonctionne bien. Car il faudra peut-être envisager de le mettre en place au sein du village un jour.

Encore des discussions et des sujets très intéressants, donc, qui amènent à réfléchir aux solutions existantes pour pallier des problèmes très concrets, comme la sécurité alimentaire et la conservation des récoltes.

Nous avons ensuite pris congé, et profité de notre présence au CEAS pour acheter un lot de savons à la boutique, Puis Salif et moi sommes allés nous poser dans un maquis, pour préparer la journée de mercredi (déplacement au village, qui nécessite de trouver un chauffeur et de contacter le gendarme qui nous tiendra compagnie). Bien installés, nous avons une fois de plus longuement parlé de toutes sortes de sujets, évoquant entre autres mes précédents séjours.

Puis nous sommes allés visiter le musée de la musique, visite qui s’est une fois de plus révélée très instructive, tant par la diversité des instruments présentés, que par le rôle sacré de certains d’entre eux et leur place au sein des cérémonies. Encore un pan de la culture africaine à découvrir par ce biais !

Enfin, nous nous sommes séparés en fin de journée.


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Journée détente, chez Salif

Le dimanche, à Ouagadougou comme un peu partout d’ailleurs, c’est le jour où tout le monde se repose, ou sort pour faire la fête. Et du coup, difficile de « travailler » au profit de l’association.

Du coup Salif m’a proposé d’en profiter pour venir passer la journée chez lui, afin de rencontrer sa femme, sa fille et … tous les enfants de son quartier, qui passent souvent une grande partie de la journée dans la cour où habite Salif, car visiblement il est très apprécié dans son quartier et il aime s’occuper des enfants, et ceux-ci lui rendent bien !

Salif, sa femme et leur adorable fillette

J’ai ainsi pu prendre des nouvelles de la femme de Salif, qui a souffert de gros problèmes de santé il y a quelques mois, puisqu’elle a dû être opérée d’un calcul aux reins. Nous avions aidé un peu financièrement Salif à trouver l’argent nécessaire à l’opération.

Heureusement, elle va désormais mieux et peut déjà commencer à retravailler, à domicile, comme couturière. C’est d’ailleurs à elle que je vais acheter toute une série de petites pochettes en tissu, il serait même envisageable de lui commander de jolis sacs « bateau » fabriqués à partir de natte en plastique, ou d’autres créations à plus ou moins long terme.

Salif aimerait trouver l’argent pour finaliser sa nouvelle maison, dans une cour située un peu plus loin que l’actuelle, afin de retrouver un peu de tranquillité, seul avec sa femme et sa fillette, et surtout afin de pouvoir y construire un vrai petit atelier-boutique pour sa femme, et y développer son projet d’élevage de poulets. Il a déjà construit les murs du bâtiment, mais il lui manque l’argent pour acheter les tôles, le bois et les fixations pour finaliser le toit.

Ce projet devient d’autant plus urgent que d’inquiétantes fissures sont apparues dans l’actuel maison de Salif, traversant les murs de part en part et pouvant, à terme, menacer l’intégrité même du bâtiment puisque l’une des fissures court depuis le toit jusqu’au linteau de la porte. Salif va procéder à des réparations de fortune à l’aide d’agrafes en métal, mais ce ne pourra être qu’une solution provisoire …

les enfants du quartier, entourant Salif, sa femme et sa fille

Les enfants du quartier étant très intrigués par ma présence, nous avons fini par faire connaissance … et rapidement nous avons joué ensemble ! Ce fut donc un bon moment de détente, plein de rires, de gentilles bousculades, et de joie. Je m’en souviendrais longtemps !

J’ai aussi pu regarder les enfants jouer entre eux, des jeux chantés très similaires aux jeux de cour d’école chez nous que sont « le facteur », « la tomate », … et quelques autres similaires dont je n’ai pas très bien compris les règles (une sorte de mélange de jeu de « cache cache » et de « chat perché »).

Pour autant nous n’oublions pas la mission, et Salif a profité de notre présence dans son quartier pour que je rencontre le forgeron, qui pourrait fabriquer le coffre grillagé dans lequel nous enfermerons le congélateur demandé par les villageois, ainsi que tout le matériel pour construire un « hangar » (un auvent fixe et solide) pour le futur atelier de tissage. La charpente sera en effet métallique, avec un toit en tôles, ce qui assurera une meilleure longévité et solidité que si les montants étaient en bois et le toit en canevas de paille, car on risquerait sinon de devoir faire face aux dégâts des termites. Le forgeron va nous établir les devis, et Salif les récupérera demain.

Ce hangar sera évidemment construit avec une dalle en ciment, qui pourra être facilement nettoyée et ainsi éviter que les fils des métiers à tisser, tout comme les tissus produits, ne se salissent pendant la fabrication.

Et il faudra certainement envisager le financement d’un petit bâtiment, sans doute en voûte nubienne, pour abriter le matériel et les fournitures lors des périodes non travaillées, ou en saison des pluies.

Nous en avons profité pour évoquer avec le forgeron d’autres possibles projets, inspirés de projets portés par une ONG au Guatemala : la fabrication d’engins divers à partir de vieux vélos. Il s’agirait, entre autres, d’une égraineuse à Maïs, et d’une machine à laver. Le principal problème étant que je n’avais que des photos, pas toujours très « parlantes », à montrer, notamment pour la machine à laver (l’ONG propose en revanche tout un dossier et des plans détaillés pour l’égraineuse).

Mais comme il n’y a par d’urgence, puisqu’il n’est pas prévu pour l’instant d’équiper le village avec ces machines, nous avons convenu que je transmettrais les images, et toute documentation complémentaire au forgeron via Salif, pour qu’il réfléchisse, avec son équipe, à la faisabilité de ces engins, qui pourraient alléger et faciliter le travail, notamment des femmes. En plus, le forgeron pourra également proposer à terme ces engins dans son catalogue, et attirer ainsi une nouvelle clientèle.

Nous sommes ensuite retournés en ville, pour boire un coca en regardant le match de foot de ligue anglaise opposant les équipes des villes de Tottenham et Leicester, mais aussi et surtout pour discuter ensemble du programme des derniers jours, avant de nous séparer pour la soirée.

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Petite escapade touristique au Parc de Nazinga

Salif m’a permis de réaliser enfin ce dont je rêvais : aller à la rencontre de la faune sauvage du ranch de chasse de Nazinga, et notamment des éléphants.

Nous sommes donc partis à 6h ce matin, avons roulé 4h, dont près d’une heure sur la piste menant au parc. Et nous y avons été accueillis par ce joli message :

Et avant même de retrouver notre guide (il y a 35 km entre la porte d’entrée et la réception) nous avons eu l’occasion de rencontrer de nombreux animaux, à commencer par les stars : les éléphants. Mais aussi … une famille de phacochères, une colonie de babouins, au loin, et quelques crocodiles prenant le soleil au bord des retenues d’eau aménagées dans le parc.

Nous arrivons cependant aux mauvaises heures (heures les plus chaudes), et les animaux sont loin, ils s’abritent à l’ombre sous les arbres.

Une fois à la réception, Salif, qui connaît tout le monde sur place puisqu’il y tient une boutique, me présente au guide et nous partons directement dans les petits chemins seulement connus des guides habilités.

Et je dois reconnaître que notre guide a l’oeil pour repérer les différentes antilopes, phacochères, babouins et autres singes et oiseaux, au milieu des hautes herbes, des buissons et des arbres.

les éléphants croisés sur la route en arrivant

Bref, et même si au final nous n’avons pas retrouvé le groupe d’éléphants aperçu à notre arrivée, nous avons passé un bon moment, appris plein d’informations sur le parc et sa faune.

la famille de phacochères croisée en chemin

A la fin de notre balade nous sommes allés manger au restaurant du campement, où j’ai pu déguster un délicieux steak d’antilope (n’oublions pas qu’il s’agit avant tout d’un parc de chasse), avant de passer un moment dans un point d’observation au bord du barrage, où nous avons pu suivre quelques épisodes de la vie d’un groupe de vautours, mais aussi les jeux lointains de quelques babouins.

Nous avons ensuite repris la route vers 14h30, afin de rentrer sur Ouaga avant la nuit (vers 18h).

Seul regret de cette journée : ne pas avoir eu un équipement d’observation et de photographie plus adapté (jumelles ou longue-vue, appreil à photo plus performant), même si j’ai vaguement réussi quelques photos.

Et surtout, une sacrée envie d’y retourner, pour plusieurs jours et bien équipé, afin de visiter le parc aux bonnes heures.

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Prise de renseignements sur les formations du CEAS

Salif m’a obtenu pour ce matin un rendez-vous avec la responsable des formations du Centre Ecologique Albert Schweitzer (CEAS) afin que je puisse poser toutes les questions relatives aux formations que les villageois souhaitent suivre, et demander l’établissement des devis correspondants.

Ce rendez-vous a eu lieu dans le centre de formation, où Salif a suivi la formation à l’élevage de volailles dont les villageois souhaitent bénéficier à leur tour.

Je n’étais jamais venu dans ce lieu, car jusqu’à présent je n’avais rencontré que les responsables du service de l’agro-environnement, dont les bureaux sont au sein des locaux de la direction, tout comme la Boutique où nous achetons les savons.

Nous avons ainsi pu d’une part longuement échanger avec la responsable, ainsi qu’avec la formatrice en charge des formations de transformation des produits alimentaires et non alimentaires.

Concernant les formations à l’élevage de volailles, dont l’intérêt est plus qu’évident puisqu’en Afrique les animaux d’élevage et en particulier les volailles constituent à la fois une bonne source de protéines, grâce aux oeufs et à la viande, mais aussi une forme d’épargne capitalisable puisque la vente des animaux ou des oeufs peut permettre de gagner de l’argent pour améliorer le quotidien.

Ce sont donc essentiellement des questions purement pratiques qui se posaient, comme savoir si les soins vétérinaires sont pris en charge (et effectivement ils sont compris dans la formation, les participants apprendront à vacciner les volailles), ou encore lister le matériel nécessaire à la construction de poulaillers, et voir s’il était prévu de fournir, au terme de la formation, un lot d’animaux pour lancer l’élevage (coq et poules).

Salif m’avait en effet laissé entendre que l’agent du CEAS qui avait parlé aux villageois de cette formation leur avait dit que le CEAS leur fournirait à chacun les tôles et le bois nécessaires à la construction d’un poulailler, la construction des murs du poulailler, avec des briques de banco, restant à la charge des villageois.

Mais la responsable des formations s’est étonnée de cet engagement, car selon elle le CEAS n’a jamais procédé ainsi (cela m’étonnait d’ailleurs). Elle va cependant joindre au devis lié à la formation des informations relatives à la construction des poulaillers, pour que nous puissions ensuite faire réaliser des devis pour l’achat du matériel nécessaire, et idem pour l’achat d’un lot d’animaux (un coq et 4 poules).

Pour ce qui concerne les formations demandées par les femmes autour du karité, plusieurs sont envisageables :

Optimisation des techniques de production, avec la possibilité de fournir du matériel conçu par le CEAS afin de faciliter le travail : concasseur, grilloir, baratte mécanique, …

Production de produits dérivés : baumes de massage, pommade, baume à lèvres, …

Production de savons et gestion d’une entreprise de savonnerie.

Chacune de ces formations semble intéressante et bien évidemment complémentaire … d’autant plus que la production de produits transformés à base de karité, aurait un intérêt certain pour l’association.

Mais il ne faut pas perdre de vue non plus l’objectif premier de nos actions ici-même : il s’agit de donner des outils (formation, matériel, …) pour développer des activités génératrices de revenus, et une production utiles localement. Il ne s’agit pas de faire en sorte que seule l’association, par la vente de la production en France, soit la garante de la pérénnité de l’activité. Car cela reviendrait à transformer l’association en une entreprise à but lucratif et ce n’est évidemment pas notre but.

Nous avons donc longuement échangé sur l’intérêt de telle ou telle formation, pour voir laquelle serait la plus intéressante sur le long terme pour les femmes du village ; et il ressort que c’est la savonnerie qui se révélerait le plus intéressant puisque les femmes produisent déjà du karité. La formatrice du CEAS a insisté sur le fait que même si la production de savons ne sera pas une grosse activité rentable, elle aura au moins le mérite d’occuper les femmes, de les valoriser, tout en facilitant l’accès à un produit de première nécessité facilitant l’hygiène (savon pour la peau, savon pour la lessive).

Il s’agit là visiblement d’une volonté politique clairement définie de favoriser la production de produits locaux sains, et vendus à un prix susceptible de concurrencer les produits industriels importés dont la composition est parfois contestable.

Après, là encore, la mise en oeuvre de cette formation serait un projet assez lourd et conséquent, puisque pour fabriquer du savon il faudra un atelier dédié, avec une cour fermée et interdite aux enfants, tout le matériel (moules, presses, mélangeurs, …) et toutes les précautions relatives à l’utilisation de produits chimiques (en l’occurrence la soude caustique, un produit corrosif sans lequel le processus de saponification ne peut se faire).

Et ce n’est pas la priorité définie par les femmes, qui souhaiteraient vraiment plutôt pouvoir fabriquer et vendre du tissu, le « faso dan fani », le tissu national en coton.

Après ces longues discussions sur les sujets qui nous intéressaient prioritairement (les formations), les échanges ont tourné aussi bien autour de la situation politique et sécuritaire actuelle du pays, que sur d’autres projets écologiques auxquels le CEAS prend part, et notamment la gestion des déchets, en particulier de la « plaie » des sachets plastique.

Lors d’un colloque organisé il y a quelques mois à Bordeaux sur la thématique de la gestion des déchets au Burkina Faso par notre partenaire So-Coopération, j’avais en effet assisté à une présentation d’un représentant du CEAS sur un projet de fabrication de pavés à partir de sachets plastiques fondus mélés à de la terre, ou encore au recyclage du plastique en meubles et autres objets.

Ces projets sont encore en phase expérimentale mais pourraient évidemment être, à long terme, intéressants à envisager pour l’association… tout comme une réflexion sur la promotion d’alternatives au plastique (fabrication de sachets en papier, promotion des sacs réutilisables, …).

Ces sujets pouvant être débattus pendant des heures, mais n’étant pas l’objet de notre entrevue, nous avons remercié ces deux personnes pour leur accueil et les informations qu’elles nous ont donné, et nous sommes allés mangés dans un maquis.

Comme Salif et moi avons déjà bien avancé dans nos démarches, nous avons pu prendre tout notre temps pour manger et discuter de toutes sortes de sujets.

J’ai ensuite choisi de « jouer au touriste » en allant visiter le musée national du Burkina, dont les expositions sont souvent de qualité, même si pour l’instant la structure peine à se développer puisqu’il n’y que deux salles dédiées à des expositions temporaires, alors même que les réserves regorgent de trésors qu’il faudrait exposer et valoriser.

J’ai découvert qu’il y a trois mois, une exposition co-organisée avec le centre de recherche de Bibracte, portait sur « l’âge du fer africain ». J’aurais bien aimé voir cette exposition !
Les expositions du moment traitaient d’une part des anciennes méthodes de production audiovisuelles (fabrication de cassettes audio, camescope VHS et béta-cam). Il s’agit de faire découvrir aux jeunes générations, qui ne connaissent que les données numériques (MP3, …), les anciennes possibilités de diffusion des oeuvres des artistes locaux, et de les alerter sur les enjeux du piratage des oeuvres et de leurs conséquences à long terme pour les artistes et la production culturelle.

L’autre exposition portait sur les Masques, présentés pour une fois dans leur ensemble (avec le costume lié), et dont l’histoire et le rôle de chacun est contextualisé (masque de fécondité, masque pour attirer la pluie, masque pour animer n’importe quelle cérémonie, …). Les explications du guide ont été, en ce sens, très instructives, et permettent de mieux appréhender le rôle clé de ces personnages dans la culture africaine.

Un parallèle est d’ailleurs proposé, en fin de visite, avec des personnages du folklore occidental (lutins de carnaval, …) ou encore des personnages inventés par la diaspora africaine en Amérique du sud.

Une visite vraiment intéressante, et instructive, donc, qui m’aura permis de comprendre certains éléments de la culture africaine, que je pourrais partager en France lors des animations organisées par l’association.

Il n’était par contre pas possible de prendre de photos, je ne peux donc pas partager cette visite avec vous …

Je me rattraperais demain, car c’est demain que Salif et moi allons passer la journée au parc de Nazinga, à la rencontre de la faune sauvage, et j’espère bien revenir avec de nombreuses photos à partager.

Bonne soirée, et à demain !


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Premières démarches : une journée bien efficace.

Comme souvent, c’est la première visite au village, pendant une mission, qui guide le programme des jours suivants. Il n’y aura par contre pas ou peu de photos, car en ville c’est compliqué de photographier.

Comme toujours, Salif a su optimiser au mieux notre temps, et nous avons donc pris le parti, aujourd’hui, de gérer avant tout ce qui concerne les « petits projets », et donc les demandes concernant la plaque solaire pour le moulin à mil, le congélateur, le ballon de football pour les jeunes.

Pour ce qui concerne la plaque solaire, j’avais pour ma part plusieurs contacts sérieux (apparemment) et surtout peu chers, dans la mesure où ce sont des ONG qui proposent du matériel solide à des tarifs adaptés au pays.
Mais finalement nous avons opté pour l’installateur que Salif connaît, puisqu’il vient de lui acheter une plaque solaire dont il est très content.

Nous avons donc pu obtenir le devis détaillé, pose comprise par un technicien. Il faut ajouter à cela les réparations du bâtiment à faire et cela composerait un projet simple, facile et rapide et peu cher à mettre en oeuvre.

Le congélateur, c’est une autre histoire … le prix est nettement plus élevé, surtout qu’il faudra prévoir en plus une « cage » à faire fabriquer par un forgeron pour éviter les vols des produits qu’il contiendra, puisque à terme le but est de permettre aux femmes de pouvoir vendre de la glace et des boissons fraîches en période chaude ou pendant les fêtes… mais bon au moins j’ai les tarifs des trois modèles.

Pour le ballon, par contre, pas de soucis, j’en ai acheté un de bonne qualité pour qu’il dure longtemps, et comme cela je pourrais le donner aux jeunes mercredi ou jeudi quand je retournerais saluer les villageois avant mon départ.

Après une pause autour d’un très bon repas, dans un maquis très sympa que m’a fait découvrir Salif, nous avons ensuite parcouru Ouaga pour commencer à faire quelques achats : Miel, Bissap, quelques produits alimentaires destinés à faire découvrir quelques spécialités culinaires du pays à mon retour en France !

Et comme nous avons été très efficaces et qu’il nous restait du temps, Salif m’a propose de passer au centre de formation pour le tissage, afin de rencontrer des responsables, visiter les lieux et poser les questions pour lesquelles il nous manquait des réponses.

Nous y avons été très gentiment accueillis, et j’ai pu collecter l’essentiel des réponses nécessaires, en France, pour pouvoir monter un projet de demande de subvention susceptible d’être étudié par des bailleurs de fonds.

Nous y retournerons sans doute avant mon départ, pour rediscuter du devis car la responsable était absente. Nous en profiterons pour faire réaliser un devis pour une formation de couturière, puisque la machine à coudre du village est désormais inutilisée, ce qui est bien dommage.

Les femmes de ce centre de formation seraient d’ailleurs partantes pour un partenariat sur le long terme avec l’association, qui se matérialiserait d’une part par la possibilité de vendre la production des femmes du village dans leur boutique, contre une aide à acquérir du matériel pour les formations, comme par exemple des machines à coudre. Je n’ai évidemment pris aucun engagement en ce sens, c’est à réfléchir entre bénévoles une fois revenu en France.

Cette visite au centre de formation va nous permettre d’éviter de rendre visite à la coopérative de femmes tisseuses que je connais, à 30km au sud de Ouaga, puisque j’ai eu l’essentiel de ce que je voulais savoir … et que la boutique du centre propose les mêmes produits que la coopérative. Je garde donc l’adresse pour revenir y faire des achats à terme et au cours des prochaines missions.

La journée s’est ensuite achevée au logement, avec Salif, pour refaire un dernier point avec lui sur l’artisanat, à partir des photos que j’ai prises. Et il m’a réservé une belle surprise pour la fin de journée : il m’a proposé d’organiser une petite visite du parc animalier de Nazinga, samedi. Salif possède une boutique dans un des campements du parc, et il connaît le meilleur guide local. Nous ferons juste un aller-retour, pour se balader quelques heures à la rencontre des stars locales, les éléphants, mais aussi les antilopes, phacochères, babouins et autres animaux de la savane, le tout pour un tarif plutôt raisonnable.

Ce sera le point d’orgue de ce séjour, un beau cadeau là encore, dont je rêve depuis la première fois que je suis venu en Afrique.

demain, nous irons visiter le centre de formation du CEAS, et collecter devis et informations sur les formations d’élevage et de savonnerie qui intéressent les villageois.

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Les autres actions : don au dispensaire, argent du karité, …

Comme à chaque fois, je suis venu les valises chargées des dons de vêtements de bébé et jeunes enfants destinés au dispensaire de Dapélogo. Ces vêtements sont distribués aux jeunes mères venant faire suivre leurs grossesses à la maternité, et sont donc très utiles pour assurer un suivi sanitaire des mères et des enfants.

Depuis mon dernier séjour le dispensaire s’est nettement agrandi, avec de nombreuses constructions ainsi que des agrandissements des bâtiments existant, dont celui de la maternité.

Enfin, nous avons profité de notre passage à Dapélogo pour déposer l’argent du Karité sur le compte en banque des femmes, soit un montant de 230€ (150 000 CFA), ce qui nous a vallu, là encore, de chaleureux remerciements.

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les discussions, et les projets évoqués

Comme souvent, les discussions ont été longues, mais très intéressantes. Salif et moi avons pu recueillir toutes les informations que nous souhaitions, tant sur la vie du village et la santé des habitants, que sur leurs projets, en cours et à venir.

Chaque groupe représentatif du village, hommes, femmes, jeunes, vieux nous ont fait part de leurs besoins, de leurs envies, de leurs problèmes. Et je leur ai demandé de ne pas hésiter à tout dire, que ce soit des petits, ou de plus gros projets, et à hiérarchiser ces demandes, afin que nous, en France, puissions travailler aussi bien sur des petits projets faciles à monter et rapides à mettre en oeuvre, que sur des projets plus complexes et longs à développer.

Et bien au final nous sommes repartis avec une jolie liste !

Qui va de la réparation d’une fuite dans le bâtiment du moulin à mil avec un ouvrier formé par le maçon, pour la modique somme de 40€, au financement de plusieurs formations grâce au CEAS (élevage de poulet familial, savonnerie et dérivés du karité, …) qui coûteront plusieurs milliers d’euro et demanderont de longues heures de préparation de dossier, en passant par le financement d’une lampe solaire et d’une prise pour recharger les portables dans le moulin à mil (pour les femmes qui veulent moudre quand la nuit est tombée) ou encore un réfrigérateur pour l’atelier bamisa (afin de garder les boissons fraîches quand ils accueillent du monde) !

Donc c’est chouette, il y en a pour tous les goûts ! Certains projets évoqués (forage, crépissage étanche des bâtiments BAMISA, alimentation du goutte à goutte à améliorer, …) sont cependant plutôt gérés par l’autre association qui intervient dans le village, Charleval Andelle Massili, nous leur ferons donc passer ces informations pour qu’ils puissent travailler dessus de leur côté.

Ensuite, au cours de discussions informelles pendant que nous nous promenions dans le village, comme souvent d’autres sujets ont été évoqués, comme le fait que la machine à coudre financée il y a quelques années était désormais inutilisée car la couturière est partie en Côte d’Ivoire, ou qu’il faudrait se pencher sur la problématique de la conservation/préservation des récoltes, qui sont souvent gâtées par des ravageurs (rongeurs et insectes). Un travail de formation/conseil avec le CEAS pourra peut-être les aider, avec des astuces simples à mettre en oeuvre.

Il est difficile, à ce stade, d’entrer plus dans les détails, car toutes les questions soulevées par ces différents projets vont devoir trouver des réponses avant mon départ, ce qui représente beaucoup de travail et de démarches pour les quelques jours qu’il me reste sur place ! je vous détaillerais donc progressivement nos avancées dans les prochains posts.

Heureusement que Salif est là, sans lui rien ne serait possible.



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