2e journée

Bonsoir !

Encore une journée bien remplie, pendant laquelle Salif et moi avons arpenté Ouaga dans tous les sens.

Je voulais, pour commencer, aller visiter une boutique dont j’avais vu le site internet, afin de montrer à Salif le genre d’artisanat qui est « à la mode » en ce moment, et acheter d’ailleurs quelques objets que j’avais repéré.

Mais hélas l’adresse était trop vague (elle se situe … dans une des rues les plus touristiques de la ville, mais on ne sait pas précisément à quel endroit de cette rue, qui est très longue et pleine de boutiques, hôtels et restaurants en tout genre) du coup après plusieurs tentatives infructueuses et faute d’avoir le numéro de téléphone avec nous, nous avons décidé d’abandonner pour aujourd’hui et d’aller retrouver le commandant de gendarmerie que Salif connaît et qui nous propose de mettre un gendarme à disposition pour notre sécurité lors de nos déplacements hors de la ville.

Mais là encore nous avons attendu autour d’un café … sans résultat ! ce monsieur, qui travaille à l’état major de la gendarmerie, a été visiblement retenu par une réunion.

Du coup, Salif m’a proposé de passer au CEAS (le Centre Ecologique Albert Schweitzer), une ONG avec laquelle nous travaillons pour porter des formations en agro-écologie, développement agricole et développement économique, afin d’y récupérer le programme des formations pour en parler avec les villageois demain.

Une fois sur place nous avons eu l’occasion de discuter avec le collègue de l’agronome qui a travaillé avec les villageois sur des projets tels que le goutte à goutte et la culture du soja, pour notamment envisager un projet de savonnerie, voire de fabrication de pommade à base de karité, pour les femmes sur place. L’échange fut très intéressant, et a permis de poser les bases d’un projet tel que celui-ci.

Mais d’autres projets, comme la formation à l’élevage de poulets par exemple, sont également susceptibles d’intéresser les villageois.

Nous avons profité de notre passage au CEAS pour aller à la boutique du lieu faire du repérage, car c’est là que nous achetons habituellement les savons, et même le miel, que nous revendons en France. J’ai également regardé les autres produits, le plus souvent alimentaires, susceptibles d’être intéressants à rapporter en France, mais rien ne m’a vraiment attiré.

Nous sommes ensuite allés manger non loin du village artisanal de Salif, dans un maquis où nous avons enfin rencontré le commandant de gendarmerie, qui tenait à nous présenter le gendarme qu’il a détaché à notre service tout spécialement, afin qu’on s’organise pour le déplacement de demain au village, et d’autres éventuels déplacements plus tard pendant le séjour.

Nous avons de fait longuement discuté, aussi bien de la sécurité du pays que de politique plus généralement, de l’aide au développement, des études (la fille de ce monsieur envisage de venir faire des études de relations internationales en France).

 Et bien évidemment Salif et le gendarme se sont échangés leur contact, et ont convenu d’un lieu de rendez-vous pour aller au village demain.

Décidément, que ferais-je sans Salif ? c’est vraiment grâce à lui que tout ceci est possible !

Après cette longue pause fort plaisante, nous sommes retournés une nouvelle fois au village artisanal de Salif, pour mitrailler toutes les boutiques avec mon appareil photo (qui s’est révélé très capricieux, le bougre !).

Vous trouverez ainsi, sur la page « artisanat » du blog, un petit échantillon des photos de ce qui est proposé. Difficile de tout partager, le réseau internet est quelque peu capricieux … et puis, il faut bien garder quelques surprises, pour les futures ventes d’artisanat qui seront organisées à mon retour !

Parmi les thématiques que nous avons choisi de privilégier, il y a : les objets issus d’un processus de recyclage, et les objets plutôt utilitaires que décoratifs.

Enfin, pour clôturer cette journée, nous sommes passés acheter des noix de cola, à offrir en cadeau aux chefs du village demain à notre arrivée. Cela nous évitera en effet de perdre du temps en véhicule en centre ville demain matin, et ainsi partir plus rapidement vers le village grâce aux contournements routiers qui ont été construits et achevés il y a quelques mois.

Nous sommes ensuite rentrés à la chambre d’hôte, pour faire le point, réfléchir au déroulé de la journée de demain au village, lister les points à voir sur place. J’ai ainsi pu montrer à salif des idées de projets à soumettre demain aux villageois.

Nous sommes rentrés tôt, car j’ai pas mal de choses à préparer pour demain : il faut en effet que je prépare les sacs de vêtements et les dons de matériel médical destinés au dispensaire, que je prépare les documents dont j’aurais besoin sur place, y compris l’argent du karité, que je déposerais sur le compte épargne des femmes (230€, soit 150000 FCFA), mais aussi que je fasse un point comptable des dépenses faites et à venir.

Par précaution, je pars du principe que demain sera peut-être la seule fois où je vais aller au village de tout le séjour, donc je ne dois rien oublier, et c’est pas forcément simple !

Sur ce, il est justement temps pour moi de commencer à tout préparer, donc je vous dis à demain, avec plein de photos du village si je peux.  



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Ecrit février 5, 2019 par president dans la catégorie "carnet de bord

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