Premières démarches : une journée bien efficace.

Comme souvent, c’est la première visite au village, pendant une mission, qui guide le programme des jours suivants. Il n’y aura par contre pas ou peu de photos, car en ville c’est compliqué de photographier.

Comme toujours, Salif a su optimiser au mieux notre temps, et nous avons donc pris le parti, aujourd’hui, de gérer avant tout ce qui concerne les « petits projets », et donc les demandes concernant la plaque solaire pour le moulin à mil, le congélateur, le ballon de football pour les jeunes.

Pour ce qui concerne la plaque solaire, j’avais pour ma part plusieurs contacts sérieux (apparemment) et surtout peu chers, dans la mesure où ce sont des ONG qui proposent du matériel solide à des tarifs adaptés au pays.
Mais finalement nous avons opté pour l’installateur que Salif connaît, puisqu’il vient de lui acheter une plaque solaire dont il est très content.

Nous avons donc pu obtenir le devis détaillé, pose comprise par un technicien. Il faut ajouter à cela les réparations du bâtiment à faire et cela composerait un projet simple, facile et rapide et peu cher à mettre en oeuvre.

Le congélateur, c’est une autre histoire … le prix est nettement plus élevé, surtout qu’il faudra prévoir en plus une « cage » à faire fabriquer par un forgeron pour éviter les vols des produits qu’il contiendra, puisque à terme le but est de permettre aux femmes de pouvoir vendre de la glace et des boissons fraîches en période chaude ou pendant les fêtes… mais bon au moins j’ai les tarifs des trois modèles.

Pour le ballon, par contre, pas de soucis, j’en ai acheté un de bonne qualité pour qu’il dure longtemps, et comme cela je pourrais le donner aux jeunes mercredi ou jeudi quand je retournerais saluer les villageois avant mon départ.

Après une pause autour d’un très bon repas, dans un maquis très sympa que m’a fait découvrir Salif, nous avons ensuite parcouru Ouaga pour commencer à faire quelques achats : Miel, Bissap, quelques produits alimentaires destinés à faire découvrir quelques spécialités culinaires du pays à mon retour en France !

Et comme nous avons été très efficaces et qu’il nous restait du temps, Salif m’a propose de passer au centre de formation pour le tissage, afin de rencontrer des responsables, visiter les lieux et poser les questions pour lesquelles il nous manquait des réponses.

Nous y avons été très gentiment accueillis, et j’ai pu collecter l’essentiel des réponses nécessaires, en France, pour pouvoir monter un projet de demande de subvention susceptible d’être étudié par des bailleurs de fonds.

Nous y retournerons sans doute avant mon départ, pour rediscuter du devis car la responsable était absente. Nous en profiterons pour faire réaliser un devis pour une formation de couturière, puisque la machine à coudre du village est désormais inutilisée, ce qui est bien dommage.

Les femmes de ce centre de formation seraient d’ailleurs partantes pour un partenariat sur le long terme avec l’association, qui se matérialiserait d’une part par la possibilité de vendre la production des femmes du village dans leur boutique, contre une aide à acquérir du matériel pour les formations, comme par exemple des machines à coudre. Je n’ai évidemment pris aucun engagement en ce sens, c’est à réfléchir entre bénévoles une fois revenu en France.

Cette visite au centre de formation va nous permettre d’éviter de rendre visite à la coopérative de femmes tisseuses que je connais, à 30km au sud de Ouaga, puisque j’ai eu l’essentiel de ce que je voulais savoir … et que la boutique du centre propose les mêmes produits que la coopérative. Je garde donc l’adresse pour revenir y faire des achats à terme et au cours des prochaines missions.

La journée s’est ensuite achevée au logement, avec Salif, pour refaire un dernier point avec lui sur l’artisanat, à partir des photos que j’ai prises. Et il m’a réservé une belle surprise pour la fin de journée : il m’a proposé d’organiser une petite visite du parc animalier de Nazinga, samedi. Salif possède une boutique dans un des campements du parc, et il connaît le meilleur guide local. Nous ferons juste un aller-retour, pour se balader quelques heures à la rencontre des stars locales, les éléphants, mais aussi les antilopes, phacochères, babouins et autres animaux de la savane, le tout pour un tarif plutôt raisonnable.

Ce sera le point d’orgue de ce séjour, un beau cadeau là encore, dont je rêve depuis la première fois que je suis venu en Afrique.

demain, nous irons visiter le centre de formation du CEAS, et collecter devis et informations sur les formations d’élevage et de savonnerie qui intéressent les villageois.



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Ecrit février 7, 2019 par president dans la catégorie "carnet de bord

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