les discussions, et les projets évoqués

Comme souvent, les discussions ont été longues, mais très intéressantes. Salif et moi avons pu recueillir toutes les informations que nous souhaitions, tant sur la vie du village et la santé des habitants, que sur leurs projets, en cours et à venir.

Chaque groupe représentatif du village, hommes, femmes, jeunes, vieux nous ont fait part de leurs besoins, de leurs envies, de leurs problèmes. Et je leur ai demandé de ne pas hésiter à tout dire, que ce soit des petits, ou de plus gros projets, et à hiérarchiser ces demandes, afin que nous, en France, puissions travailler aussi bien sur des petits projets faciles à monter et rapides à mettre en oeuvre, que sur des projets plus complexes et longs à développer.

Et bien au final nous sommes repartis avec une jolie liste !

Qui va de la réparation d’une fuite dans le bâtiment du moulin à mil avec un ouvrier formé par le maçon, pour la modique somme de 40€, au financement de plusieurs formations grâce au CEAS (élevage de poulet familial, savonnerie et dérivés du karité, …) qui coûteront plusieurs milliers d’euro et demanderont de longues heures de préparation de dossier, en passant par le financement d’une lampe solaire et d’une prise pour recharger les portables dans le moulin à mil (pour les femmes qui veulent moudre quand la nuit est tombée) ou encore un réfrigérateur pour l’atelier bamisa (afin de garder les boissons fraîches quand ils accueillent du monde) !

Donc c’est chouette, il y en a pour tous les goûts ! Certains projets évoqués (forage, crépissage étanche des bâtiments BAMISA, alimentation du goutte à goutte à améliorer, …) sont cependant plutôt gérés par l’autre association qui intervient dans le village, Charleval Andelle Massili, nous leur ferons donc passer ces informations pour qu’ils puissent travailler dessus de leur côté.

Ensuite, au cours de discussions informelles pendant que nous nous promenions dans le village, comme souvent d’autres sujets ont été évoqués, comme le fait que la machine à coudre financée il y a quelques années était désormais inutilisée car la couturière est partie en Côte d’Ivoire, ou qu’il faudrait se pencher sur la problématique de la conservation/préservation des récoltes, qui sont souvent gâtées par des ravageurs (rongeurs et insectes). Un travail de formation/conseil avec le CEAS pourra peut-être les aider, avec des astuces simples à mettre en oeuvre.

Il est difficile, à ce stade, d’entrer plus dans les détails, car toutes les questions soulevées par ces différents projets vont devoir trouver des réponses avant mon départ, ce qui représente beaucoup de travail et de démarches pour les quelques jours qu’il me reste sur place ! je vous détaillerais donc progressivement nos avancées dans les prochains posts.

Heureusement que Salif est là, sans lui rien ne serait possible.





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Ecrit février 6, 2019 par president dans la catégorie "carnet de bord

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